IV. Estampes
L’estampe révèle ce que le geste choisit de conserver.

L’empreinte,
mémoire du geste.
Estampes
Les estampes prolongent ma recherche à travers la gravure en relief. Chaque image naît d’un dialogue entre la matrice, l’encre et le papier, où le geste est à la fois contraint par la matière et révélé par l’impression. La simplification des formes, les contrastes et le rythme des lignes permettent d’exprimer une présence avec une grande économie de moyens.
La gravure ne cherche pas à reproduire la peinture. Elle développe son propre langage, fondé sur la découpe, l’empreinte et la répétition. Chaque tirage devient la trace d’un geste gravé dans la matière, où la force expressive naît autant des pleins que des vides.
Chaque impression,
une trace renouvelée.
Ma démarche
Je considère l’estampe comme un espace d’expérimentation où chaque étape du processus influence l’image finale. La gravure impose une autre temporalité : observer, retirer de la matière, encrer, imprimer, puis recommencer. Chaque décision est irréversible et participe à la construction de l’œuvre.
La linogravure m’amène à simplifier les formes pour en révéler l’essentiel. Les contrastes, les rythmes et les réserves deviennent les principaux outils de composition. Chaque ligne gravée engage le regard et donne naissance à une image où l’économie de moyens renforce l’intensité de l’expression.
À travers cette pratique, je cherche moins à reproduire le réel qu’à en extraire une présence. L’estampe devient un langage autonome, où le geste gravé, l’encre et le papier conservent la mémoire du processus de création.












Chaque estampe est la trace d’un geste gravé dans la matière. À chaque impression, l’image renaît, portant avec elle la mémoire du temps, du papier et de la main qui l’a façonnée.